Les 10 et 11 septembre 2024 s'est déroulé à Caracas au Vénézuela le premier congrès international contre le fascisme, le néo-fascisme et les expressions similaires. Ce congrès a réuni plus de 1200 participants venus de tous les horizons pour discuter de la lutte nécessaire contre les nouvelles formes du fascisme. Partout dans le monde, on voit le fascisme gagner du terrain. La rencontre à Caracas a été l’occasion de discuter des dangers du fascisme et du néo-fascisme ainsi que les expressions similaires.
Les contributions ont abordé différents aspects comme une grille de lecture des différents mouvements dans le monde pour nous permettre de reconnaître le fascisme sous ses nouvelles formes. Le congrès a mis l’accent sur l’utilisation massive des réseaux sociaux et des algorithmes par les néo-fascistes, mais également sur le danger de figures à priori ridicules comme Milei (Argentine). Ces “ clowns grotesques “ – comme les a qualifiés Maduro – sont les véhicules aujourd’hui utilisés par le capitalisme pour imposer des mesures impopulaires en utilisant un langage populiste mondialisé.
Lors de ce congrès, les délégués vénézuéliens ont expliqué leur processus électoral, l’ingérence étasunienne lors de la victoire de Maduro et les violences physiques subis par les chavistes. On a beaucoup parlé des 27 morts pendant les émeutes post électorales. Les médias occidentaux ont cependant omis de préciser qu’il s’agissait de 27 chavistes assassinés par l’opposition . Les familles des victimes étaient présentes lors du discours du président Maduro.
Des délégués de toute l’Amérique latine étaient également venus nous parler du fascisme, notamment en Argentine sous Milei. Des délégués européens ont dénoncé la montée de l’extrême droite en Europe avec l’exemple de Méloni et le renouveau d’admiration pour Mussolini. Des délégués de toute l’Afrique de l’Ouest sont venus pour parler du regain de l’impérialisme français au Sahel ainsi que la lutte contre le terrorisme aux quels les pays de l’ AES ( Burkina Faso, Mali, Niger) sont confrontés. Des militants africains ont également expliqué les soulèvements populaires contre les mesures néolibérales qui ont été imposées au Nigeria et au Kenya et la restriction des libertés syndicales. L’importance de la jeunesse dans le processus révolutionnaire a été soulignée par tous.
Tous les ambassadeurs des pays du Brics étaient également conviés à ce congrès. Tous ont appelé à soutenir la lutte palestinienne et dénoncer le sionisme comme une des nouvelles formes du fascisme. Tous ont dénoncé l’épée de Damoclès qui pèse sur toutes les tentatives d’émancipation des peuples: l’intervention militaire impérialiste et le blocus économique.
Le congrès s’est terminé par un discours de Maduro et l’appel à une internationale contre le fascisme et l’impérialisme. Il est de la responsabilité des progressistes du monde de soutenir cette initiative.
La date du congrès n’a pas été choisie par hasard. Le moment final a été un vibrant hommage à Salvador Allende, président élu de Chili assassiné lors du coup d’État fascisme de Pinochet le 11 septembre 1973, financé et soutenu par l’impérialisme international. Cette rencontre s’est clôturée avec la plus célèbre chanson chilienne avec 1200 personnes qui se lèvent et qui chantent:” El pueblo unido, jamás sera vincido”.
Selma Benkhelifa (Front de mères Belgique)
Mustapha Diallo (Ujamaa)
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