Seuls les États-Unis ont utilisé l’arme nucléaire et l’utiliseront à nouveau !

Aujourd'hui, jeudi 6 août 2026, et dimanche prochain, dimanche 9 août, marquent le 81e anniversaire des deux crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par les États-Unis contre des cibles civiles, alors que le Japon (et cela n'absout en rien le brutal impérialisme japonais) avait déjà entamé un processus de capitulation. Quatre-vingt-un ans se sont écoulés, et non seulement les auteurs de ces crimes ont échappé à toute sanction, mais des criminels ont également souhaité ou souhaitent les reproduire.

De MacArthur, qui a tenté de larguer six bombes atomiques à la frontière entre la Corée et la Chine, à Lindsey Graham, dont on ne regrette rien, qui considérait le crime commis au Japon comme un précédent pour perpétrer des génocides similaires dans notre région.

Les motivations sont les mêmes dans les deux cas : terroriser ceux qui s’opposent à la domination du « Grand Satan » sur le monde et la rejettent. Dans le premier cas, les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki visaient principalement l’Union soviétique et la Chine. Dans le cas de Graham, la menace visait tous ceux qui résistent à l’hégémonie américaine et à ses instruments, à commencer par l’entité coloniale occupant la Palestine.

Cet anniversaire funeste concerne l’humanité entière et nous rappelle avec force l’urgence de bâtir un système international exempt d’armes de destruction massive, et notamment d’armes nucléaires. Même s’il est vrai qu’un équilibre entre la terreur et la possession d’armes nucléaires par d’autres parties pourrait dissuader les actions inconsidérées, rappelons-nous qu’en 2018, des cercles idéologiques au sein du Pentagone ont avancé une théorie suggérant la possibilité de lancer une frappe nucléaire préventive contre un adversaire et d’obtenir la victoire, empêchant ainsi toute riposte. La Grande-Bretagne a officiellement rejoint ce mouvement par l’intermédiaire de sa Première ministre de l’époque, Theresa May.

Cette ligne de conduite a de facto annulé le principe de dissuasion mutuelle et sapé tous les efforts internationaux et onusiens, entrepris depuis les années 1970, pour réduire la course aux armements et instaurer un monde plus sûr, un monde qui conjurerait le spectre dévastateur d’une guerre nucléaire.

Ce jour-là, le président Poutine fut interrogé sur son opinion concernant cette nouvelle doctrine nucléaire américaine.

Il répondit : « Eh bien, dans ce cas, nous irons au paradis, mais ils n’auront pas la chance de nous voir y arriver. »

La question est d’autant plus importante aujourd’hui que le Grand Satan, sous la houlette de Donald Trump et de sa clique mafieuse (il ne s’agit pas d’une insulte, mais d’une description juste), considère à nouveau la guerre et la destruction comme des outils fondamentaux pour façonner les relations internationales. Nous avons un exemple flagrant de cette folie au Liban et dans la région, et en Europe, il existe d’autres exemples du même genre (et la folie a sa propre logique).

En ce 81e anniversaire d’Hiroshima et de Nagasaki, engageons-nous sur la voie d’un monde sans armes de destruction massive et œuvrons à démanteler leur logique et leurs projets destructeurs. Commençons, dans notre région, à désarmer l’entité coloniale sioniste qui occupe la Palestine de ses armes nucléaires… sur la voie de la fin de l’occupation de la Palestine.

Source : le Magazine Al-Shiraa

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