La première victime de la guerre, c’est la vérité. Pour justifier leur intervention illégale contre l’Iran, au Liban et en Palestine, les États-Unis et Israël font tourner la machine de propagande à plein pot. Fact-checking, infos écartées, analyses à contre-courant… Retrouvez dans nos bulletins consacrés à ces guerres, des infos à partager pour contrecarrer la propagande de guerre et faire stopper cette agression impérialiste contre un pays souverain.
Roger Waters et Mona Miari sortent une version caritative de Comfortably Numb au profit des enfants palestiniens
Roger Waters sort une nouvelle version de Comfortably Numb, enregistrée avec la chanteuse palestinienne Mona Miari. Le titre, qui mêle paroles en anglais et en arabe est mis en vente au profit du Palestine Children’s Relief Fund, qui finance des soins médicaux gratuits pour les enfants de Gaza.
Roger Waters explique son engagement : « Chaque enfant mérite d’avoir accès à des soins médicaux, peu importe l’endroit où il est né. En organisant des missions médicales bénévoles, en construisant des centres pédiatriques de cancérologie et en soutenant les enfants ayant besoin de soins critiques, le PCRF œuvre chaque jour à guérir des blessures — visibles et invisibles — causées par les conflits, la pauvreté et les déplacements forcés. »
Waters a modifié l’une des phrases les plus célèbres du morceau présent sur l’album de Pink Floyd, « The Wall ». Le “I have become comfortably numb” de la version originale laisse place à “I will never become comfortably numb”. Le titre se termine par les paroles “Equal human rights for all, from the river to the sea”, puis et le refrain “Palestine will be free… Falasteen”.
Le clip officiel a été filmé à New York et à Gaza. Selon les organisateurs, les conditions de tournage étaient particulièrement difficiles. « Notre équipe, récompensée aux Emmy Awards, était sous les bombardements pendant le tournage et perdait régulièrement le contact avec la production », expliquent-ils.
Mona Miari est une artiste palestino-américaine, chanteuse, autrice-compositrice et avocate, basée à New York. Artistiquement, elle mêle son héritage arabe/levantin et des influences musicales internationales.
Elle a grandi entre Chicago et la Palestine, et sa carrière musicale est associée à des concerts et festivals mettant en avant la culture arabe et palestinienne.

Mona Miari avec l’ambassadrice de l’État de Palestine en Afrique du Sud, Hanan Jarrar. La chanteuse représentait la Palestine lors du festival culturel et conférence « Global Artivism » en septembre 2024, à Pretoria, en Afrique du Sud.

Mona Miari avec Roger Waters lors du tournage du clip (capture d’écran)
Des militants exhortent l’UE à bannir les produits des colonies israéliennes
Des militants de la Flottille de la Liberté, précédemment détenus et maltraités par Israël, ont manifesté à Bruxelles pour dénoncer les liens entre l’Union européenne et Israël, à la veille d’un sommet européen. Ils accusent l’UE de complicité dans l’occupation et les violations des droits humains à Gaza.
La mobilisation vise à mettre la pression sur les dirigeants européens avant leur sommet. Elle s’inscrit dans un contexte de critiques croissantes envers l’UE, accusée de maintenir des relations économiques et sécuritaires avec Israël malgré la situation à Gaza.

Messages affichés : « Nous ne nous agenouillerons pas devant l’occupation » et « UE, arrêtez d’acheter ce qu’Israël vole » (Capture d’écran)

Parmi les participants figuraient le marin belge Arno Meyns, dont les côtes ont été brisées par les forces israéliennes ; l’activiste et infirmière française Mariam Hadjal, qui a déclaré avoir été victime de violences physiques et d’agressions sexuelles pendant sa détention ; et la journaliste arabo-juive Noa Avishag Schnall, qui a rapporté avoir reçu des coups et des menaces de viol alors qu’elle était détenue en Israël.
On trouvait également l’ancienne membre du personnel de l’ONU Chloe Fiona Ludden, qui a démissionné en signe de protestation face à la réponse de la communauté internationale à la bande de Gaza et la militante climatique suédoise Greta Thunberg.
Les professionnels de santé mondiaux exigent le boycott de l’Association médicale israélienne pour « complicité » dans le génocide de Gaza

Un ensemble d’organisations de santé internationales appelle à boycotter l’Association médicale israélienne (IMA) et à la suspendre du World Medical Association (WMA), en raison de son attitude jugée contraire à l’éthique médicale dans le contexte de la guerre à Gaza.
Les organisations signataires — People’s Health Movement, Artsen voor Gaza, Jewish Voice for Peace Health Advisory Council — reprochent à l’IMA son silence face aux accusations de génocide contre les Palestiniens, à la destruction systématique des infrastructures de santé à Gaza et à la torture, détention et mise à mort de soignants palestiniens.
Plusieurs universitaires et médecins cités estiment que l’IMA « n’a pas respecté son serment médical ». Ils pointe du doigt son absence de condamnation des attaques israéliennes contre le système de santé gazaoui. Sa non‑dénonciation des conditions de détention jugées inhumaines des prisonniers palestiniens. Et enfin sa collusion avec les autorités israéliennes dans la conduite de la guerre. Tout cela constitue une violation grave des principes éthiques du WMA
L’IMA rejette fermement les accusations, qu’elle qualifie de mensongères ou hautement contestées.
Le WMA refuse l’idée d’exclure l’IMA, estimant que l’exclusion nuirait au dialogue international. Elle créerait un précédent dangereux où des campagnes politiques isoleraient des professionnels selon leur nationalité.
La pétition du PHM compte plus de 1150 signataires. Elle a été publiée dans The Lancet, la revue médicale la plus prestigieuse au monde. La British Medical Association a suspendu ses liens avec l’IMA en 2025. La South African Medical Association a fait de même, appelant à la suspension de l’IMA du WMA. Certains médecins, comme Derek Summerfield, estiment que l’IMA a « violé toutes les règles du WMA ».
Quelques faits :
- 1 722 travailleurs de santé palestiniens tués depuis octobre 2023, soit en moyenne 2 à 3 chaque jour.
- 185 agents de santé détenus par les autorités israéliennes, dont beaucoup sans inculpation, avec des rapports de torture et de décès en détention.
- Plus de 250 cas de détention illégale, y compris des médecins seniors, certains détenus ayant été portés disparus ou décédés en détention. Dont Hussam Abu Safiya, chef de l’hôpital Kamal-Adwan, dans le nord de Gaza, enlevé le 27 décembre 2024 qui est emprisonné en Israël sous le régime des « combattants illégaux ». Il n’a pas eu de procès et a été privé de soins.
- Hôpitaux, ambulances et cliniques attaqués ou détruits à plusieurs reprises, paralysant le système de santé. Ces attaques israéliennes constituent un démantèlement délibéré et une instrumentalisation des soins de santé.

L’Iran est une défaite plus grande que le Vietnam

Analyse de Paul Musgrave pour Foreign Policy (magazine américain d’analyse internationale) : Les États-Unis voulaient affaiblir l’Iran ; ils ont au contraire durci le régime, consolidé son appareil sécuritaire et réduit leur propre influence régionale
La guerre de Trump contre l’Iran constitue une défaite stratégique plus grave pour les États-Unis que la guerre du Vietnam, non pas en termes de pertes humaines, mais en termes d’effets géopolitiques durables, de déclin de puissance et de désorganisation du système international.
Le Vietnam fut massivement meurtrier (des millions de morts et un peu moins de 60 000 Américains). Il a laissé une une tache sur le tissu national, mais peu d’impact stratégique durable pour les États-Unis. Sur le long terme, Les États-Unis ont gagné la guerre froide. Le Vietnam est devenu un partenaire important. Les conséquences géopolitiques ont été limitées.
L’Iran est une défaite plus grave car cet échec militaire a révèlé des faiblesses structurelles. Les armes américaines restent performantes, mais les stocks se sont avérés insuffisants. Les systèmes défensifs ont été pénétrés par les missiles et drones iraniens avec une grande facilité. L’image laissée est celle d’une guerre high-tech qui tue des collégiennes par erreur (les écolières de Mināb).
Les États-Unis voulaient affaiblir l’Iran. Ils ont en fait renforcé le pouvoir du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI). Le changement de régime a eu lieu… mais dans le mauvais sens.
L’Iran sort renforcé car il a démontré sa capacité à frapper, résister, et surtout à menacer le détroit d’Ormuz. Ormuz devient ainsi un levier économique mondial, ce qui fragilise un pilier historique de la stratégie américaine, la liberté de navigation.
Nous assistons à un affaiblissement durable des États-Unis. Son leadership mondial s’est érodé. Les alliés régionaux ont payé le prix fort et la crédibilité américaine est entamée. Les rivaux seront enclin à tester Washington.
Le Golfe est aujourd’hui trop central pour être abandonné. Contrairement au Vietnam, les États-Unis ne peuvent pas se retirer à cause notamment des hydrocarbures mais aussi pour d’autres ressources, comme hélium, les engrais et l’aluminium. Les liens avec Israël empêchent aussi un désengagement de la région.
Les États-Unis sortent aussi affaiblis intérieurement avec une opinion publique très critique sur cette guerre.
Des colons asperge d’essence un Palestinien de 92 ans lors d’une attaque en Cisjordanie
Des colons israéliens ont aspergé un Palestinien de 92 ans d’essence à travers la fenêtre d’une mosquée à Deir Dibwan, à l’est de Ramallah en Cisjordanie occupée. Yasser Saeed a déclaré avoir entendu du bruit dehors, avoir regardé par la fenêtre, et avoir été aspergé d’essence sur le côté droit de son corps, y compris le visage et les yeux, avant de reculer pour éviter d’être incendié.
L’incident s’inscrit dans une escalade généralisée des attaques de colons en Cisjordanie. À Deir Dibwan, les colons ont également incendié des véhicules, détruit des biens et brûlé des terres.
Selon les chiffres fournis par Euro-Med Monitor, les colons israéliens ont tué au moins 16 Palestiniens depuis le début de cette année, représentant plus de 26 % de tous les Palestiniens tués par le feu israélien dans le territoire occupé.
Ce chiffre a déjà dépassé le nombre total de Palestiniens tués par les colons durant toute l’année 2025.
Depuis le début de la guerre de Gaza en octobre 2023, des soldats et des colons israéliens ont tué 1 244 Palestiniens en Cisjordanie occupée, dont 268 enfants.

« Il voulait me brûler vif », Yasser Saeed 92 ans raconte l’attaque d’un colon en Cisjordanie (capture d’écran)
Cinq exemples flagrants d’opportunisme et d’escroquerie liés à la guerre en Iran
Plus la guerre dure, plus certains acteurs s’enrichissent, au détriment de l’intérêt public et de la stabilité économique mondiale. Les profiteurs de guerre américains sont l’industrie de défense, certains acteurs politiques, les spéculateurs et les think tanks. Ils tirent avantage du conflit entre les États‑Unis et l’Iran, dans un contexte où le détroit d’Ormuz est sous tension et où les dépenses militaires explosent. En voici 5 exemples.
Lockheed Martin, la guerre comme “occasion en or”
Jim Taiclet, PDG de Lockheed Martin, se félicite de la politique de l’administration Trump, très favorable à l’industrie de défense. L’entreprise obtient des contrats massifs pour reconstituer les stocks de missiles (PrSM, THAAD, Patriot). Les États‑Unis ont déjà utilisé près de la moitié de leurs intercepteurs. Un programme supplémentaire de 80 à 100 milliards de dollars est envisagé pour reconstituer les arsenaux. Le secteur profite d’un quasi‑monopole permettant de fixer des prix très élevés.
Les fils Trump et l’industrie des drones
Eric Trump et Donald Trump Jr. financent Powerus, qui vient d’obtenir un contrat avec l’US Air Force pour des drones intercepteurs. Powerus discute aussi avec les Émirats arabes unis pour des ventes liées aux tensions avec l’Iran. Eric Trump investit dans Xtend, entreprise israélienne de drones d’attaque. Donald Trump Jr. soutient Unusual Machines, il est également associé au sein une société de capital-risque « 1789 Capital » orienté défense. Keith Kellogg, ancien émissaire de Trump, rejoint Powerus juste après avoir quitté son poste diplomatique.

Des Think tanks financés par l’armement : la guerre comme “bonne affaire”
Matthew Kroenig (Atlantic Council) estime que les 25 milliards de dollars dépensés par les États‑Unis pour la guerre en Iran représentent un “excellent rapport qualité‑prix”. Des experts dénoncent une vision cynique, ignorant les effets économiques (prix du carburant, faillites). D’autres estimations évaluent le coût réel entre 50 milliards et 1 000 milliards à long terme. L’Atlantic Council a reçu 13 millions de dollars de sous‑traitants du Pentagone depuis 2019.
Paris financiers sur la guerre : soupçons de délits d’initiés
Des traders anonymes misent des centaines de millions sur la baisse du pétrole juste avant des annonces de Trump qui modifient brutalement la stratégie militaire. Les montants et le timing suggèrent un usage d’informations privilégiées. Donald Trump Jr. siège au comité consultatif de Polymarket, l’une des plateformes concernées.
Offensive de lobbying des fabricants d’armes
Les comités d’action politique (organismes de financement électoral aux États-Unis) liés à 11 grands fabricants ont injecté 4,7 millions de dollars dans les campagnes politiques en trois mois. Une trentaine d’entreprises s’enregistrent pour faire du lobbying sur les questions de défense et d’énergie. Au moment où le Congrès examine un budget de défense record de 1 500 milliards de dollars pour 2027. « Chaque année, les entrepreneurs du Pentagone reçoivent de plus en plus d’argent des contribuables et utilisent ensuite une partie de cet argent pour convaincre le Congrès de leur accorder encore plus d’argent l’année suivante ». Les perdants sont les contribuables américains.

Dans un contexte d’intensification des tensions géopolitiques. Lockheed Martin va multiplier par plus de trois sa production annuelle de missiles intercepteurs Patriot
Amnesty dénonce les crimes de guerre d’Israël au Liban
D’après un rapport d’Amnesty International, Israël intensifie en 2026 l’usage d’ordres d’« évacuation » massive illégaux au Liban, provoquant le déplacement forcé de centaines de milliers de civils. Dans plusieurs zones du sud du pays, ces pratiques constitue un transfert illégal de population, qualifié de crime de guerre par la Quatrième Convention de Genève.
Les ordres d’« évacuation » sont généraux, massifs, non ciblés, parfois émis en pleine nuit, et couvrent des listes entières de villages ou de vastes zones. Ils ne fournissent pas d’informations suffisantes pour permettre aux civils de décider où aller, ni pour combien de temps. Ils ne sont jamais annulés, même après cessation des hostilités locales. Israël affirme qu’il s’agit de « recommandations » et non d’obligations, ce qu’Amnesty conteste.
Lors des premières 48 heures de l’escalade de mars 2026, Israël émet l’ordre le plus vaste jamais publié qui regroupe toutes les zones au sud du Litani, soit 8,5 % du territoire libanais, puis jusqu’au Zahrani (10 % du pays et 800 000 habitants concernés).

L’ampleur des ordres d’« évacuation est sans précédent». Il ne concerne plus des villages, mais une région entière. La logique systémique appliquée au Liban par Israël est de déplacer massivement, puis d’interdire le retour.
Israël créé une zone tampon et empêche des milliers de civils de rentrer chez eux. Certains villages sont inhabitables après des destructions massives notamment le long de la frontière.
Les évacuations massives ne respectent pas les conditions strictes du droit international humanitaire. Le déplacement forcé et l’interdiction de retour constituent un transfert illégal de population, donc un crime de guerre (article 147 de la Quatrième Convention de Genève).
Le ministre israélien de la Sécurité, Ben-Gvir, nomme des proches des Israéliens tués comme inspecteurs des prisons
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben‑Gvir, a décidé de nommer des proches d’Israéliens tués comme inspecteurs officiels des prisons, en remplacement de professionnels qualifiés. Il compte ainsi durcir les conditions de détention des prisonniers palestiniens. Cette décision est jugée illégale et dangereuse par de nombreux responsables.
Ce changement de politique coïncide avec la mort du prisonnier palestinien Imad Sarhan samedi à la prison de Gilboa en raison d’une grave négligence médicale, portant le nombre total de décès palestiniens en captivité israélienne à 104 depuis octobre 2023. Les organisations de défense des droits de l’homme rapportent qu’environ 9 500 détenus palestiniens, y compris des femmes et des enfants, sont actuellement confrontés à une famine systémique, à la torture et à des privations médicales dans le système pénitentiaire israélien.

Depuis octobre 2025, 90 prisonniers palestiniens sont morts en détention ou à cause de violations liées à la détention. Depuis 1967, on dénombre 327 morts parmi les prisonniers palestiniens
L’État israélien a armé les colons avec des milliers d’armes à feu. Maintenant, il ne peut plus les contrôler
Depuis le 7 octobre, l’État israélien a massivement armé et intégré des colons — y compris les plus radicaux — dans des unités de défense territoriale, créant une zone grise dangereuse entre forces officielles et milices extrajudiciaires. Le résultat est une explosion de violence contre les Palestiniens, en quasi totale impunité, et une prise d’influence sans précédent des colons extrémistes au sein même du gouvernement.
Environ 7 000 fusils ont été distribués par l’armée aux colons. 8 000 colons supplémentaires ont été enrôlés dans des unités de défense territoriale. Parmi eux, figurent certains des groupes les plus extrémistes du mouvement des « jeunes des collines ».
Les attaques de colons contre les Palestiniens ont augmenté d’environ 25 % en 2025 selon les données militaires. Les violences incluent : incendies de maisons, destructions de voitures, passages à tabac, homicides, vols de terres. Ces exactions d’une extrême gravité se font dans une totale impunité, la police ne poursuivant presque jamais les auteurs.
Des scènes autrefois rares deviennent courantes comme des soldats en uniforme dirigeant des groupes armés de colons lors d’attaques. Les unités de colons opèrent dans une zone grise : théoriquement sous commandement militaire, mais en pratique autonomes.

Une capture d’écran tirée d’un nouveau documentaire sur les violences commises par les colons, diffusé sur la chaîne publique israélienne Kan. « En gros, on montre simplement qui est le propriétaire. Et c’est nous les propriétaires de cette terre. »
Malgré les dénégations de Netanyahu, la situation découle de décisions étatiques délibérées puisque l’armée a donné les armes et la police refuse de poursuivre.
Pour les colons les plus extrémistes, l’objectif final est : expulser les Palestiniens de tout le territoire sous contrôle israélien. Leur vision est décrite comme messianique, visant un « dernier incendie » purificateur. Pour la première fois, leurs représentants occupent des postes ministériels de haut rang. Ils voient le chaos actuel comme une opportunité historique, non comme un problème.
La « prise de contrôle » des zones frontalières de Cisjordanie par les colons est une étape vers un nettoyage ethnique final.
Une guerre d’ampleur historique et d’un coût sans précédent
Les guerres d’Israël depuis le 7 octobre 2023 ont coûté à Tel Aviv plus de 200 milliards de dollars, selon un rapport de Zman Yisrael publié le 25 juin.
Depuis le 7 octobre, Israël est engagé simultanément à Gaza, au Liban, en Syrie et contre l’Iran. Les autorités regroupent ces fronts sous un seul nom : la guerre des “Épées de fer”. C’est la campagne militaire la plus longue, la plus épuisante et la plus coûteuse de l’histoire du pays.
Selon les calculs de la Banque d’Israël, les dépenses militaires directes ont coûté au gouvernement israélien plus de 134 milliards de dollars. Auxquels viennent s’ajouter les pertes sur le produit intérieur brut (PIB) d’Israël d’un montant de 67 milliards de dollars.
En conséquence, la guerre a coûté environ 13 000 dollars à chacun des 10,2 millions de citoyens d’Israël.
Israël a aussi utilisé environ 26 milliards de dollars d’aide américaine pour mener ses campagnes militaires, y compris son génocide des Palestiniens à Gaza.
Au quotidien, les citoyens subissent l’impact de la hausse de la TVA et d’autres impôts. La perte de revenu réel est d’environ1 050 dollars par trimestre pour chaque israélien. Le coût de la vie augmente mécaniquement par la hausse des prix importés, du carburant…
Les entreprises sont dans l’obligation de de prolonger les fermetures dans le nord et le sud. Elles subissent la baisse de consommation et le manque de main‑d’œuvre (réservistes dans l’armée).
Le tourisme lui s’est effondré. Les Compensations du gouvernement sont souvent partielles et tardives.
La réhabilitation des localités touchées n’est pas encore comptabilisée mais elle sera très importante. Il faut prendre en charge les blessés physiques et psychologiques dont le nombre ne cesse de grandir plus le conflit dure. Ces coûts s’étaleront sur de nombreuses années en fonction de la gravité des pathologies.

L’impact des bombardements iraniens a été très largement sous estimé par les autorités israéliennes (capture d’écran)
Le gouvernement doit faire face à des déplacements massifs de populations. De nombreux ménages sont aujourd’hui sans solution durable de logement.
Toutes ces dépenses devraient encore augmenter, puisque la guerre n’est pas encore terminée.
