La première victime de la guerre, c’est la vérité. Pour justifier leur intervention illégale contre l’Iran, les États-Unis et Israël font tourner la machine de propagande à plein pot. Fact-checking, infos écartées, analyses à contre-courant… Retrouvez dans nos bulletins consacrés à la guerre d’Iran des infos à partager pour contrecarrer la propagande de guerre et faire stopper cette agression impérialiste contre un pays souverain.
L’Iran exporterait plus de pétrole qu’avant la guerre
Le détroit d’Ormuz est bloqué depuis qu’Israël et les États-Unis ont attaqué l’Iran. Enfin, pas pour tout le monde. Selon le Wall Street Journal, Téhéran exporterait aujourd’hui un peu plus de pétrole qu’avant le conflit, autour de 2,1 millions de barils par jour. Le pays s’appuie notamment sur une flotte de pétroliers opérant souvent en marge des sanctions.
Après le début de la guerre, l’Iran a mis sa menace à exécution en bloquant ce détroit stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial. Les autres producteurs du Golfe sont profondément impactés et l’impact est retentissant sur les marchés pétroliers. Mais pour l’heure, Téhéran semble tirer son épingle du jeu.
Comment l’Iran s’emploie à aveugler la défense israélienne
L’Iran concentre ses frappes sur les radars, satellites et systèmes de défense aérienne qui constituent l’ossature de la défense israélienne et américaine, explique Palestine Chronicle. L’objectif n’est pas de détruire des bases classiques, mais de désactiver l’infrastructure technologique qui permet la détection et l’interception des missiles.
Les responsables iraniens affirment viser l’architecture de surveillance et d’interception plutôt que des installations militaires traditionnelles. Les radars d’alerte précoce, les communications satellitaires et les centres de commandement sont considérés comme le cœur de la capacité israélo-américaine à suivre et intercepter les missiles.
Comment fonctionne la défense israélienne ? Bouclier multicouche : Arrow 2/3 : missiles balistiques longue portée. David’s Sling : menaces moyenne portée. Iron Dome : courte portée.
Ces systèmes dépendent d’un réseau de radars puissants (Green Pine, AN/TPY 2, Patriot, THAAD). Sans détection radar, l’interception devient difficile, voire impossible.
La défense israélienne est intégrée à un réseau régional d’installations américaines. L’Iran considère ces sites comme faisant partie de la même architecture militaire soutenant Israël.
Les radars longue portée détectent les lancements et calculent les trajectoires. Une perturbation même partielle réduit : le temps d’alerte, la capacité de suivi, l’efficacité des intercepteurs. Frapper les radars peut avoir un impact stratégique plus large que détruire des batteries de missiles.
Le conflit est décrit comme une guerre des réseaux, capteurs et communications, pas seulement une guerre de missiles. L’Iran cherche à affaiblir la capacité israélo-américaine à voir et coordonner le champ de bataille. L’ampleur réelle des dégâts reste incertaine, mais la tendance confirme une évolution vers des conflits centrés sur l’infrastructure technologique.

Au moins 17 sites US ont subi des dégâts dans le Golfe
Selon une analyse citée par le New York Times, au moins 17 sites US au Moyen-Orient ont été endommagés par des frappes iraniennes de missiles et de drones depuis la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël le 28 février.
Base militaire en Irak, ambassade en Arabie saoudite, système de radars au Qatar… Les dommages concernent des bases militaires, des installations de défense aérienne et certains sites diplomatiques répartis dans plusieurs pays du Golfe.
D’après ces évaluations, au moins 11 de ces sites seraient des installations militaires utilisées par les forces américaines. L’analyse s’appuie sur des images satellites, des données ouvertes et des déclarations de responsables américains. L’information est notamment relayée par Anadolu Agency et TASS, citant l’enquête du New York Times.
Dubaï dans la mouise
Le groupe de services financiers américain Citi a ordonné à ses employés de Dubaï d’évacuer les bureaux du Centre financier international de Dubaï (DIFC) et d’Oud Metha face à des préoccupations de sécurité accrues suite aux avertissements de l’Iran concernant des frappes contre des cibles financières liées aux États-Unis et à Israël. Cette décision intervient alors que Téhéran continue de répondre avec détermination aux agressions étrangères dans la région, affirmant sa volonté de défendre les intérêts nationaux.
Un reportage du Daily Mail indique par ailleurs que les attaques continues de missiles et de drones iraniens contre les Émirats arabes unis ont ébranlé la réputation de Dubaï en tant que plaque tournante sûre et exempte d’impôts, incitant certains expatriés à envisager de partir. Un résident a déclaré : « Tout le monde sait que Dubaï est fini. » Un autre témoigne : « L’éclat a définitivement été terni. »
Les frappes de missiles, les dommages aux aéroports, les annulations de vols et les lois strictes contre la publication de séquences d’attaques en ligne ont accru la peur parmi les résidents, certains affirmant qu’ils ont « plus peur d’être condamnés à une amende ou emprisonnés pour avoir publié le mauvais contenu que… les missiles. »

L’Azerbaïdjan envoie de l’aide humanitaire en Iran
L’Azerbaïdjan a annoncé l’envoi d’une aide humanitaire à l’Iran, alors que les tensions régionales restent élevées. Sur instruction du président Ilham Aliyev, un convoi du ministère des Situations d’urgence a été dépêché vers le pays voisin pour « répondre aux besoins actuels du peuple iranien ».
Selon l’agence ArmenPress, l’aide comprend notamment 10 tonnes de farine, 6 tonnes de riz, 2,4 tonnes de sucre, plus de 4 tonnes d’eau, environ 600 kg de thé ainsi que près de 2 tonnes de médicaments et de matériel médical.
Selon la présidence azerbaïdjanaise, cette initiative intervient après un entretien téléphonique entre Ilham Aliyev et son homologue iranien Masoud Pezeshkian. Le chef de l’État a ordonné l’envoi de secours pour soutenir la population touchée par la crise régionale.
Une sénateur US après un briefing: « Ils n’ont aucun plan clair »
Le sénateur démocrate du Connecticut Chris Murphy a vivement critiqué la stratégie de Donald Trump concernant la guerre en Iran. Sur X, il explique avoir participé à un briefing confidentiel de deux heures sur le conflit. « Je ne peux évidemment pas divulguer d’informations classifiées, mais vous méritez de savoir à quel point ces plans de guerre sont incohérents et incomplets », écrit-il.
Selon lui, la destruction du programme nucléaire iranien ne serait même pas l’objectif principal, malgré les déclarations répétées de la Maison-Blanche. Le changement de régime n’est pas non plus envisagé. « Ils vont dépenser des centaines de milliards et faire tuer des Américains, tandis qu’un régime probablement encore plus anti-américain restera au pouvoir », déplore-t-il.
L’opération viserait surtout missiles, navires et usines de drones. Mais, souligne le sénateur, personne n’a su répondre à la question clé : que se passera-t-il lorsque l’Iran relancera sa production ? « Ils ont laissé entendre qu’il y aurait d’autres bombardements », pointe Murphy, évoquant « une guerre sans fin ». Il affirme enfin qu’aucun plan clair n’existe pour rouvrir le détroit d’Hormuz si l’Iran venait à le bloquer, une situation qu’il juge « 100 % prévisible ».

Pingback: