A photo shows Tha Pantheon during the state ceremony for Missak and Melinee Manouchian's induction into The Pantheon in Paris on February 21, 2024. - The remains of stateless Armenian poet and fighter Missak Manouchian and his wife Melinee are being moved to the country's Pantheon mausoleum of national heroes during a state ceremony. It is the first time that any foreign communist member of the French Resistance is being honoured in such a way despite many of them taking part in the underground battle against the Germans. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)AFP

« Certains jours, j’ai rêvé d’une gomme à effacer l’immondice humaine »

Engagé avec son épouse Mélinée dans la Résistance, le communiste Missak Manouchian a été fusillé par les nazis en février 1944. Sur des paroles d’Aragon, Léo Ferré leur avait rendu hommage avec « L’Affiche rouge » en 1961. La semaine dernière, les résistants sont entrés au Panthéon à l’issue d’une cérémonie présidée par Emmanuel Macron et qui aura inspiré d’autres paroles d’Aragon à Smaïl Hadj Ali.

Quelle offense faite aux résistants contre le nazisme, les collabos et vendus pétainistes, dont leur chef promulgua en octobre 1940 les lois antisémites.

Sinistre célébration manigancée par des bonimenteurs, dirigés par un admirateur de Pétain,  « ce grand soldat » disait-il, à qui il rendit hommage en 2018. Ce même « grand soldat », qui, jamais à court de forfaiture, s’allia à Franco en 1925-26 pour écraser les insurgés marocains du Rif, dirigés par Abdelkrim El Khattibi, président de la République du Rif. 

Sinistre célébration conçue par un chef, dont la majorité fraternisa sur les bancs de l’Assemblée nationale, pour voter « en même temps » une loi contre les étrangers, avec les légataires assumés d’un parti zoologiquement anticommuniste, fondé par des nostalgiques de l’hitlérisme, du pétainisme, racistes, tortionnaire, et autre membres de l’organisation fasciste OAS. 

Sinistre célébration ordonnée par un chef d’État solidaire des dirigeants sionistes génocidaires du peuple palestinien et de ses enfants. 

Sinistre célébration, alors que les héritiers idéologiques des assassins de Manouchian et de ses camarades, partout dans le monde, dont ceux de France présents à cette sinistre farce, soutiennent ce même État sioniste assassin, génocidaire.

Sinistre célébration lorsque la lettre, sublimée par Louis Aragon, de l’ internationaliste prolétarien Manouchian est lue par un sioniste rampant, homme du showbiz et médiocre artiste. Quel crachat sur l’Affiche rouge !

Sinistre célébration dominée par les défenseurs du sionisme qui fut dès sa conception, et qui le reste, un ennemi des mouvements ouvriers révolutionnaires, des partis communistes et de l’internationalisme prolétarien. ( Voir Ilan Pappé)

Manouchian étranger = Légion étrangère? Lugubre relégation historique, accordant à la Légion étrangère, -créée au  tout début de la guerre de conquête coloniale de l’Algérie, puis participant à toutes les autres guerres coloniales, dont celle d’«Indochine », ragaillardie par des milliers d’anciens nazis de la Waffen SS- le droit de porter les cercueils des Manouchian, sous le regard, intérieurement réjoui, de Madame Le Pen,  dont le père, ancien parachutiste de la Légion étrangère, aurait pu, tout aussi bien, porter ces cercueils. 

Oui, vraiment, et paraphrasant Aragon : « Certains jours, je rêve d’une gomme à effacer l’immondice humaine ».

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